Mais deux articles du texte, les articles 88a et 88b, risquent d'aller à l'encontre de cet objectif. En déplaçant la gestion du consentement vers les navigateurs, ils renforceraient le pouvoir des grandes plateformes intégrées au détriment des éditeurs et des acteurs de taille intermédiaire. En bouleversant les règles opérationnelles autour du consentement, ils introduiraient une complexité technique et juridique supplémentaire, sans réduire la fatigue des utilisateurs face aux bandeaux cookies.
46 entreprises européennes, dont plusieurs membres d'Alliance Digitale, ont signé une lettre ouverte adressée au Conseil de l'UE, au Parlement européen et à la Commission. Elles ne demandent pas de bloquer le texte. Elles demandent le temps d'une évaluation sérieuse : économique, technique, juridique et une vraie consultation des acteurs concernés, avant qu'une décision ne soit prise.
La lettre est disponible en anglais ci-dessous :