La Data Marketing Association France, désormais membre d’Alliance Digitale, a réuni près de 200 professionnels dans les locaux du groupe Les Echos Le Parisien pour décrypter les enjeux d’un secteur en pleine mutation, entre essor de l’IA et durcissement règlementaire.
L’un des moments forts de la matinée a été l’intervention de Laurence Franceschini, membre du collège de la CNIL. 10 ans après l’adoption du RGPD, elle a insisté sur la nécessité d’un « dialogue constant » avec le secteur.
Parmi les annonces majeures : la présentation en avant-première de la recommandation sur l’usage des pixels de suivi dans les emails, avec un cadre permettant une exemption de consentement lorsque le pixel est utilisé pour améliorer la délivrabilité des campagnes. Celle-ci vient d’être publiée sur le site de la CNIL. « La protection des données personnelles n’est pas un frein à l’innovation, elle est une condition de sa durabilité », a-t-elle affirmé, évoquant également les travaux européens sur le « Digital Omnibus » pour lutter contre la fatigue du consentement.
Nicolas Rieul l’a rappelé d’entrée : « Il n’y a pas de bon modèle d’IA sans donnée de qualité en entrée. » Cette thématique a été explorée à travers la présentation de l’infographie Data QualityCulture et d’un nouveau livre blanc. Camille Maire, Head of Data Governance du Groupe Etam, a illustré ce propos par des cas concrets, soulignant l’« effet papillon » d’une donnée erronée : un simple décalage dans les horaires d’ouverture d’un magasin peut remonter jusqu’au Comex et impacter l’expérience client globale. Pour elle, la qualité est l’affaire de tous, du vendeur en magasin au data scientiste.
Le secteur anticipe une mutation profonde pour août 2026 avec la généralisation de l’opt-in pour la prospection téléphonique. Si cette évolution pourrait entraîner une contraction des volumes, elle laisserait également entrevoir une valorisation accrue des leads. Les annonceurs pourraient être amenés à explorer de nouveaux leviers : RCS, WhatsApp, ou reconsidérer la pertinence de l’emailing dans leurs stratégies d’acquisition.
Lors de la table ronde, Cécile Delval (Idaia) Romain Cambien (WebRivage) et Geoffrey Depienne (Market Espace) ont partagé leur vision du marché : si cette évolution pouvait entrainer une contraction des volumes, elle laisserait également entrevoir une valorisation accrue des leads.
Alliance Digitale a dévoilé le premier référentiel d’évaluation de l’empreinte carbone de l’emailing, co-construit avec l’Union des Marques. Benjamin Lacour (Numberly) a détaillé la méthodologie « une campagne moyenne de 300k envois génère environ 13,62 kg de CO2 équivalent, soit 62,6 km en voiture thermique ». L’enjeu : mieux cibler et alléger le poids des éléments créatifs.
Sur le front de la sécurité, le Général Éric Freyssinet (ComCyber) a alerté sur la professionnalisation croissante de la cybercriminalité et l’importance d’une réponse collective.
En clôture, Olivier Parcollet (HPE) a invité l’audience à réfléchir à la souveraineté technologique. « La souveraineté, c’est ce que vous pouvez perdre avant de disparaître », expliquait Olivier Parcollet, Hewlett Packard Enterprise. Il a plaidé pour une infrastructure hybride maîtrisée et une classification rigoureuse des données avant tout projet d’IA. Une matinée qui confirme qu’en 2026, performance et responsabilité ne peuvent plus être dissociées.
Arbres de décision, modèles visuels et exemples concrets pour structurer des parcours conformes et savoir qui est responsable de quoi dans une chaîne de collecte.

Décodage des codes SMTP, lecture des outils de monitoring, gestion des crises et fiches d’implémentation SPF/DKIM